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 Histoire sans nom

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Willkiller
Floodeur criminel
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MessageSujet: Histoire sans nom   Mar 14 Oct 2008 - 21:41

La ville de Hoggor venait de s'endormir sous la pleine lune. Les bruits de tonnerre avait cessé en voyant le crépuscule apparaitre. La brume s'installait peu à peu dans les rues de la ville, lachant un dernier souffle avant de s'étendre entièrement dans les couloirs désertés pleins de pavés.
Quelques pâles lueurs accompagnées d'ombres avançaient lentement dans une marche funèbre vers une destination inconnue. Ces ombres rasaient les murs de la ville, se raccrochant désespéremment aux deux seules lueurs de vie qu'ils leurs restaient. Leur marche s'accélèra peu à peu, comme précipité par une présence pesante avec la peur de se retourner. L'une des ces âmes semblaient être blessées, agonisantes, trainées par un de ces confrères. Celui en tête de peloton portait un fusil de longue portée et comme pour ces deux autres camarades, ils ne semblaient n'être qu'une ombre errante entre la vie et la mort. Son regard blanc traduisait une angoisse, une peur, une folie constamment présente qui ne pouvait s'arracher de sa poitrine. Le sang chaud lui remontait au niveau des tempes et le frappait d'une douleur abominable. Le froid et le gèle avaient atteint ces jambes. Le poids de tous ces crimes commençaient à le rattraper.
Leur avancé ne dura que brièvement en voyant à coté du canal passant dans la ville, une barque déposée, faite d'un bois noir, une lanterne accrochée à l'arrière, avec le seul moyen pour avancer, un longue tige d'un bois sombre. La lanterne était encore allumée, quelqu'un devait surement partir à bord de cette barque, emmenant quelques personnes avec lui, loin de ce monde d'obscurité et de violence. Le blessé fut déposé avec délicatesse dans la barque. Il paraissait déjà froid, et le teint pâle ne pouvait que montrer le dernier chemin qu'il allait arpenter. L'homme à la tête du peloton se posa avec son fusil à l'avant de l'embarcation, l'autre prit le manche, commença à faire avancer leur fébrile embarcation, tentant de se diriger vers la sortie de la ville. Le regard du navigateur se dirigea à l'arrière. Il était maintenant impossible d'y retourner. Même si il en avait la volonté, la barque n'en avait pas la possibilité, ni la volonté. Le couloir d'eau étroit ne pouvait pas permettre à l'embarcation de faire demi-tour et un seul chemin s'offrait à eux désormais.
Ils passèrent sous une voute d'un pont, et l'obscurité les atteignirent une nouvelle fois. Un cri. Un corps lourd tombant dans l'eau froide du canal. La barque sortit de l'ombre de la voute. Le blessé venait de tomber a l'eau et n'avait eu la force que de pousser son dernier soupir. Une nouvelle ombre venait d'apparaitre entre les deux fuyards....
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Willkiller
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MessageSujet: Re: Histoire sans nom   Ven 17 Oct 2008 - 17:15

L'un des deux hommes qui se trouvait au commande de la barque, surpris, trébucha devant la vue de de cette ombre noire masquée d'une cape. L'autre homme jeta son fusil, dégaina son épée et se mit en garde. L'ombre tourna la tête vers le défenseur, l'observant. Il tremblait de toute part. Un frisson glaça le sang de cette petite chose. Une sueur froide lui dégoulina jusqu'au cou. Il ne savait que faire devant cet adversaire, ni comment s'y prendre. Mais, prit par un instinct de survie meurtrère, il se mit à le charger, l'épée en avant avec un cri, le cri d'un homme au bord du désespoir. Un bruit de déchirure, sa charge et son cri avait été stoppé. L'homme avait réussit à planter son épée, et maintenant, traversait la cape de leur agresseur.
Son compagnon se releva difficilement et regarda la scène. L'épéiste, le regard figé, assassinait l'ombre de ces yeux morts. L'épée qu'il croyait être enfoncée dans l'ombre et avait transpercé la cape, n'avait en fait que touché celle-ci. Le sang coula peu à peu du coup de l'homme, puis sa tête tomba. Il commença à s'éparpiller partout sur la barque. Le corps resta debout, comme figé sur son action présente maintenant terminée, puis tomba lourdement sur la barque, lui donnant un rythme de balancement lent, mais effrayant.
Le calme pesant était toujours présent. L'ombre se retourna à nouveau vers le dernier survivant de cette boucherie, et, pas à pas, il se rapprocha de sa future victime, qui, elle-même, était paralysée par la peur.
Un nouveau cri se fit entendre dans la nuit.

C'était le matin. Le camp des assiégeurs de Trasergan se réveillait auprès de la rivière de la ville d'Hoggor. La bataille d'hier avait été rude, et le massacre de cette ville avait été long et non sans contrainte. La résistance avait été vite organisé par une poignée d'homme, et une dizaine de soldats n'avaient pas été retrouvé avant la nuit, après le brasier humain organisé.
Les hommes nettoyaient leurs armes. Ils n'avaient pas prit le temps de faire cette tache la nuit dernière. Ils se lavèrent et se changèrent. Ils se préparaient surement à un futur départ qui semblait proche.
Un des hommes de la compagnie, un des seuls consciencieux de l'hygiène, alla se rincer derrière les arbres auprès de la rivière. Un hurlement se fit entendre et attira l'attention de tout le monde. Ils accoururent au secours de leur frère d'arme. Arrivée à vue de son corps, ils le découvrirent tombé en arrière, tremblant devant un spectacle funèbre. A quelques pas de la rive venait de s'échouer une barque. Sur cette barque, chacun pu voir le corps décapité d'un homme, son bras pendant dans l'eau, et d'un autre homme déchiqueté que personne n'aurait pu reconnaitre. Pour cause, le pauvre homme avait été acharné coups donnés et répétés. Mais si l'on regardait sur le haut de la perche ou avait été fixé une lampe pendante, on pouvait distinguer une tête piquée dans sa pointe, les fixant avec un regard de tueur, tout en étant horrifié par la mort qu'il l'avait consumée.


Dernière édition par Willkiller le Lun 20 Oct 2008 - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire sans nom   Lun 20 Oct 2008 - 21:12

Ce spectacle de la mort en fit rire plus d'un. Seul le croupion, toujours par terre, était effrayé devant la scène d'horreur. Un des soldats le releva et lui donna ces armes.

"Allez le bleu, après ton brin de toilette, tu iras me laver mon épée. A force d'égorger ces porcs du village d'hier, mon arme n'a plus son éclatante couleur."

Tête baissée, il obtempéra sans discuter et alla nettoyer auprès de la barque des torturés, l'arme qu'on lui avait confié. Les autres hommes le laissèrent seuls, retournant au camp.
Le croupion posa les armes et jeta un coup d'oeil à l'intérieur de la barque. La tension commença a augmenté la vitesse de ces battements. Des morceaux de cadavres ainsi que le reste d'un corps mutilé était présent. Son sang commençait à chauffer délicatement ces veines. Celui du mutilé semblait avoir été torturé avant de le laisser trépasser. La chaleur commença à lui monter aux tempes. Il avait la tête posée délicatement contre le rebord. Des images de ce massacre lui faisait imaginer la scène. L'arme de son agresseur avait été planté délicatement et les coups étaient profonds, droits. Les entrailles de ce pauvre homme avait été ressorti violemment. Son coeur avait été posé sur ce qui lui restait de torse à moitié enfoncé par des coups d'une extrême violence. Son visage plein de sang avait du contempler les derniers battements produits. Le sang était gravé dans les rainures des planches. Les battements de son coeur s'accéléraient de plus en plus. L'impression que la mort et l'agresseur était présente et continuait de roder à l'intérieur du bateau. Un frisson traversa le corps de l'homme et lacha du regard la scène. Son visage était devenu pâle, plein de sueur, comme ayant gouté à quelque chose qui le rendait malade .
Il saisit les armes par terre et déguerpit de cet endroit maudit, se dirigeant vers le camp avec les armes, toujours immaculés de sang....
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